RAPHAEL NERAUDHommage
YVON,
A toi qui nous quittes dans le silence, j’aimerais t’adresser cet hommage par la pensée. Je suis ton filleul et toi mon parrain. Nous ne nous sommes pas vu aussi souvent que nous l’aurions aimé mais il y a quand même de nombreux et importants souvenirs.
Nous n’oublierons jamais les repas pris au coin du feu ou sur le billot de bois à côté de la caravane. Il y avait toujours de quoi manger et à boire. C’est vrai, tu étais connu pour ton gibier, du chevreuil, du sanglier, du jambon fumé, des lapins, des champignons et des légumes du jardin.
Personne d’autres que toi n’a jamais ramené autant de poissons au bout de tes hameçons. D’accord, je me souviens du jour quand tu me portais dans une traillatte à bout de bras, ou lorsque tu tirais notre vélo au bout d’une corde avec ta voiture au Champy.
D’accord, je me souviens de tes bouteilles de mirabelle apportées à des clients américains et chinois jusqu’au bout du monde.
D’accord, je me souviens des courses de chevaux, de lévriers ou de vaches landaises.
D’accord, je me souviens des hérissons mangés avec des gens du voyage.
Ok, mais le top du top, ce qui a fait ta renommée auprès de ma femme, ma fille et mes beaux parents, reste ta fameuse et extraordinaire tarte aux pommes. Alors là, 10 sur 10, il nous ait même arrivé d’en manger 2 au cous du même repas.
Ton cœur était bon et ton état d’esprit était sain. Tu étais gentil et agréable à vivre. Tu avais toujours le sourire et tu étais un sacré bosseur. Je sais faire du crépi et de la peinture comme tu me l’as appris. Je ne t’ai jamais vu critiquer ou t’énerver. Bravo pour ta ligne de conduite et ton exemple. Ce sera très dur de ne plus te voir. Aujourd’hui, je préfère me dire que tu pars pour une partie de pêche ou de chasse. Comme cela, je me dis que je te retrouverai au bord d’une berge ou à l’orée du bois. Et puis, même si je ne te vois pas, je saurai dire ta souriante réplique : « Oh Thérèse ».
Nous avons eu quelques discussions ensemble et quelques points sont à retenir. Il faut savoir tirer les leçons du passé alors je te promets de corriger le tir. Encore un grand merci à toi. Tu seras toujours présent dans notre cœur.
Signé Raphaël NERAUD