JEAN LOUIS LEBLANCCondoléance
Ma chère Marie-Josée,
Je suis bouleversé et effondré de la terrible nouvelle que m’a annoncée Alain.
Certes, je savais que ta maladie progressant, l’espoir s’était amoindri au fil du temps et pourtant j’espérais qu’un renversement de situation contredirait cette fin inéluctable annoncée et tant redoutée.
Ma tristesse est multiple :
Tout d’abord pour les tiens :
Alain dont je salue le courage tant il en a fait preuve durant toute cette souffrance qui était le tienne et donc la sienne !
Laetitia, ta fille et son mari ainsi que leurs enfants
Tes deux nièces que tu as, avec beaucoup de courage, de lutte et d’abnégation élevé avec l’amour d’une tante qui fut leur deuxième Maman ainsi que leur famille respective.
Ton frère que j’ai rencontré dernièrement
Tous les autres membres de ta famille que je ne connais pas
Je ne saurais oublié ta gentille Maman, trop tôt disparue, que j’ai malheureusement peu connue mais dont je garde un très beau souvenir.
Je ne saurais oublier également ton neveu dont tu m’avais parlé avec beaucoup d’émotion.
Pour tous les autres :
Tu t’es beaucoup investie pour donner du bonheur et de la gentillesse dans plusieurs lieux et associations : pour les enfants (avec le récit de tes poèmes), pour les personnes âgées avec ta présence et ta disponibilité à la Maison de retraite mais également pour leur servir des repas, pour honorer la mémoire de ce Monsieur se prénommant Georges et dont tu présidais l’Association qui porte son nom, pour ces spectacles que tu as montés lors du bicentenaire de la révolution française notamment, pour les voyages également que tu organisais.
Pour la danse, ta grande passion :
Cette passion, nous avons eu l’occasion ensemble de la partager à plusieurs occasions et ce fut chaque fois un réel bonheur de t’avoir comme partenaire mais également comme professeur car tu m’as appris beaucoup dans cet art et je ne t’en remercierai jamais assez. C’était un pur bonheur de danser avec toi tant la distinction et l’élégance avec laquelle tu dansais donnaient à la danse une noblesse et un parfum composés de multiples nuances. Cette passion commune fut à l’image d’une de ces danses qu’est le tango argentin, à la fois amour, passion poussées très loin et je veux ne garder de tous nos parcours parfois divergents que le souvenir d’une discipline qui nous a fait vibrer tous les deux . Je souhaite pouvoir continuer dans ce noble et bel art et ainsi honorer ta mémoire.
Tu as permis et depuis bien longtemps à nombre de générations de jeunes et moins jeunes de donner de la couleur et du relief à leurs interprétations de danses de salon mais également aux autres danses et je garderai toujours en mémoire cette magnifique danse du Cambodge qui fut primée (et de quelle façon puisque tu obtins le premier prix qui était complètement justifié tant la chorégraphie, les costumes, la musique étaient au diapason et l’interprétation de tes danseurs magnifique !). La danse a fait de toi une amie chère que je n’oublierai jamais !
Cette longue liste non exhaustive traduit cette grande capacité qui était la tienne de t’ouvrir aux autres et d’apporter du bonheur autour de toi et ne peut qu’accentuer tout ce que nous ressentons aujourd’hui.
Je suis triste, immensément triste mais je veux croire qu’un jour, nous nous retrouverons ; c’est là un vœu très cher.
Je t’embrasse avec beaucoup d’affection et avec mon ami Jean Marc, Dominique, toute ma famille et tous les danseurs j’adresse à Alain, à Laetitia, à Corinne, à Laurence et à leurs époux et enfants respectifs ainsi qu’à toute la parenté, mes plus sincères condoléances.
A Rehainviller, le 24 Septembre 2007
Jean Louis LEBLANC